Test vidéo | Bosch eShift : une transmission automatique VTT, pour quoi faire ?

Par Olivier Béart -

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Bosch a été un pionnier de la transmission automatique pour vélo à assistance électrique, avec un premier modèle lancé en 2014… mais qui était plutôt destiné à un usage urbain. La nouveauté, c’est l’arrivée d’un système destiné au VTT, développé avec TRP et également compatible avec les dérailleurs Shimano Di2. Simple gadget ou réelle avancée profitable également en usage sportif ? Curieux comme nous sommes, nous avons eu envie d’essayer :

Chez Bosch, la transmission automatique existe déjà depuis… 10 ans ! En effet, la première apparition au catalogue de l’eShift, le nom choisi par la marque allemande, date de 2014. Mais il fut pendant tout ce temps réservé à un usage urbain ou trekking, faute de transmission compatible en VTT.

A l’été 2024, nous avons découvert à l’Eurobike une transmission TRP de VTT créée pour l’eShift ! C’est donc officiel, en 2024 Bosch décide de venir concurrencer Sram et Shimano sur le terrain des transmissions à dérailleur automatiques en VTT, peut-être la pratique la plus exigeante pour ces systèmes. D’ailleurs, pour l’anecdote, l’eShift est compatible avec la transmission TRP conçue à cet effet… mais aussi certains dérailleurs Shimano (le XT Di2 entre autres).

Comme chez ses deux concurrents, l’eShift est réglable et la voie choisie par Bosch est pile entre Sram et Shimano : plus variée et précise que le premier mais moins pointue et plus facile d’accès que le second. Ici, on règle sa cadence cible au choix entre 40 et 120 rpm par pas de 5 rpm (ce qui donne 17 réglages possibles) et en avant !

La cadence cible, c’est celle à laquelle vous pédalez confortablement et autour de laquelle le système va tâcher de vous garder. Si votre fréquence diminue il va passer sur des rapports plus facile et si elle augmente trop, ce sera l’inverse. Un capteur de couple permet de détecter les accélérations brusques et de ne pas changer de vitesse dans une relance ou un sprint, lorsqu’on met volontairement plus de force sur les pédales.

En parallèle, on a toutes les fonctions qu’on attend de ce genre de transmission : la possibilité de passer les rapports sans pédaler, utile en descente pour anticiper un passage technique par exemple, l’Override qui permet de changer de vitesse à la main même en mode automatique (le système passe en Manuel pendant 4 secondes à partir du premier changement de vitesse volontaire puis revient en mode Auto).

Au cas où on souhaite reprendre le contrôle, il existe également toujours un mode 100% manuel qu’on peut sélectionner très facilement en appuyant sur un petit bouton au niveau du levier de changement de vitesses. Le mode de fonctionnement est indiqué par une petite lettre « A » ou « M » sur l’une des pages de l’écran, à côté du rapport enclenché, et pour basculer entre les deux ça se passe directement au niveau de la manette, avec un petit bouton poussoir dédié.

Retrouvez plus d’explications et nos impressions sur le terrain dans notre vidéo !

ParOlivier Béart